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Amélioration de l’habitat, rénovation énergétique, accessibilité, l’ensemble des résidences principales françaises peuvent, sous certaines conditions, bénéficier des aides de l’ANAH. Selon les objectifs, les revenus du ménage et la composition du foyer, ces aides peuvent aller de 1600 à 80 000 €.

Qu’est-ce que l’ANAH ?

Créée en 1971, l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), apporte depuis plus de 45 ans son aide pour la rénovation du parc de logements anciens en France. À ce titre, elle peut accorder des subventions à certains propriétaires, bailleurs, locataires ou copropriétés qui souhaitent entreprendre des travaux d’amélioration de l’habitat, de confort et de rénovation dans leur résidence. Il s’agit d’un établissement public qui dépend des ministères de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et de celui de l’Action et des Comptes publics. Depuis 2015, l’ANAH est présidée par Nathalie Appéré, Maire de la ville de Rennes depuis 2014.

ANAH : des missions variées en faveur du logement en France

Le 6 novembre dernier, à l’occasion des Ateliers de l’ANAH, les différents acteurs du logement en France et notamment Jacqueline Gourault, Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations et Julien Denormandie, Ministre auprès de la Ministre, ont pu rappeler les principales missions de l’Agence. Soutien aux copropriétés, aides sociales, rénovation énergétique des habitations et rénovation des logements privés dans les quartiers historiques des villes. L’objectif principal et commun à ces missions étant de lutter contre l’habitat indigne. Selon certaines conditions, notamment de ressources, l’ANAH délivre des subventions destinées à financer une partie de travaux lourds pour la rénovation intégrale de logements insalubres, de travaux de rénovation énergétique, de travaux d’accessibilité aux personnes vieillissantes ou handicapées. travaux-anah-subventions

Quelles conditions pour bénéficier des aides de l’ANAH ?

Il est primordial d’envoyer à l’ANAH le dossier de demande de subvention avant de commencer les moindres travaux, et d’attendre son retour. D’une manière générale, les logements concernés doivent avoir plus de 15 ans, être une résidence principale et nécessiter une enveloppe budgétaire d’au moins 1500 €. Quant aux bénéficiaires, ils sont soumis à des conditions de revenus qui peuvent varier selon les régions. Ainsi, en Île-de-France, un couple est considéré comme modeste si ses ressources annuelles sont inférieures ou égales à 35 875 €. Si elles se trouvent sous la barre des 29 471 €, on parlera de ménage très modeste. Ailleurs en France, l’ANAH fixe les plafonds à 27 200 € pour un couple modeste et à 21 217 € pour un couple très modeste. Des plafonds qui évoluent en fonction de la composition du foyer, donc. Attention toutefois, en plus de répondre aux conditions d’éligibilité, un ménage doit s’engager à habiter son logement pendant au moins 6 ans. Pas question donc de rénover un bien en vue de le louer.